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Limaces et escargots
Prévenir: avant le printemps et la réapparition des limaces et escargots...
Il vous faut...
• Un sécateur, • Un matériau pour pailler, • Des plantations adaptées.
Comment procéder ? Ne laissez pas traîner de plantes fanées, pourries ou en décomposition qui attirent les limaces. Arrosez moins souvent et plus abondamment. Arrosez les jeunes plants et les semis en cours avec du purin de limaces. Les gastéropodes sont repoussés par leurs congénères en voie de décomposition. Paillez vos plantations avec des paillettes de lin ou des cabosses de cacao qui gênent la progression des limaces.
Aspergez vos plantations avec des extraits de plantes dont elles ont horreur (bégonias, cassis...). Pour ce faire, faites macérer feuilles et fleurs deux heures dans 10 litres d’eau. Ne laissez pas les limaces devenir adultes. Vous devez les éliminer avant qu’elles ne deviennent adultes et soient en âge de se reproduire. Plantez des espèces de plantes peu sensibles (ail, oignon) en bordure de potager. Plantez des plantes dont les limaces ont horreur en bordure de potager (moutarde, trèfle, cerfeuil, persil, capucines, pomme de terre, bégonias, cassis). Les rangées doivent avoir une largeur suffisante pour être efficaces. Plantez les variétés délicates (salades, choux-fleurs) au milieu.
Une fois qu'ils sont présents dans le jardin...
Il vous faut...
• Des planches, • Des pots renversés, • Des déchets végétaux, • De la bière, • Des coquilles d'oeufs, • Du marc de café, • Du fil cuivre, • De la cendre.
Comment procéder ? Créer des pièges Les limaces et escargots sont à la recherche d’endroits humides et ombragés pour se protéger du soleil pendant la journée. Vous pouvez repérer les abris naturels de votre jardin ou les créer vous-mêmes. Il ne vous restera plus qu’à venir y cueillir les gastéropodes qui ainsi ne feront plus de mal à vos plantations et ne se reproduiront pas dans votre jardin. Pour cela, répartissez sur le sol des planches et des pots renversés.
Les attirer loin des plantations sensibles Vous attirerez facilement ces indésirables loin des plantations sensibles avec des déchets de salade, de choux, des épluchures de pommes de terre et des peaux de tomates.
Une seconde technique consiste à placer dans le sol des pots profonds remplis à moitié de bière. En principe, les limaces, attirées par la bière finissent par s’y noyer. Dans la pratique, ce procédé attire plus de limaces qu’il n’en tue. Mieux vaut donc l’utiliser pour attirer les limaces loin des plantations sensibles.
Assécher les voies d’accès Pour se déplacer, les escargots et les limaces créent une pellicule de mucus à forte teneur en eau. Ils auront donc du mal à se mouvoir si le support "déshydrate" cette pellicule de mucus. Pour cela, parsemez votre jardin de sciure de bois, de cendres de bois, d’aiguilles de pin, de marc de café.
Sachez toutefois que l’efficacité de cette technique diminue par forte humidité ou par temps de pluie.
Et après ?
Que faire des limaces et escargots que vous aurez ramassés ou capturés ? Bien sûr, vous pouvez les tuer. Pour cela, déposez-les dans un pot dans lequel vous verserez du gros sel. Mais pourquoi ne pas simplement aller les déposer dans un coin de forêt près de chez vous ?
Forficile commun ou perce-oreille européen (latin: Forficula auricularia; anglais: European Earwig)
Tiré du site du Jardin Botanique de Montréal Les forficules
Résumé : Des cinq espèces de forficules connues au Québec, le forficule commun (Forficula auricularia) est le plus abondant. Ces insectes nocturnes sont faciles à reconnaître grâce aux deux appendices en forme de pinces qui terminent leur abdomen. Ils se nourrissent entre autres de petits insectes, tels les pucerons, d’acariens, d’œufs de limaces et de débris organiques. Ils peuvent également endommager les plantes (jeunes pousses, feuilles, fleurs, fruits et légumes mûrs) lorsqu’ils sont présents en grand nombre.
Plantes hôtes : Plantes ornementales : aster, chrysanthème, clématite, dahlia, glaïeul, œillet, pensée, rosier, rudbeckie, tagète, tournesol, zinnia, etc.
Plantes vivrières: betterave, carotte, céleri, choux, fraise, fève, haricot, laitue, maïs sucré, piment, pomme de terre, rhubarbe, etc.
Signes et symptômes : - Suite à leur grignotage, les feuilles sont perforées et les fleurs se désagrègent. - Les fruits et les légumes mûrs sont perforés et hébergent les insectes; parfois, les jeunes pousses sont entièrement dévorées. - Les dégâts sont souvent confondus avec les dommages faits par les limaces. Cependant, à la différence de ces mollusques, les forficules ne laissent pas de traînées visqueuses sur leur passage. - Ces insectes peuvent aussi transmettre des virus aux végétaux.
Description et cycle de développement : Ces insectes broyeurs font partie de l’ordre des Dermaptères. Leur métamorphose est incomplète (insectes hémimétaboles). Leur cycle de développement comporte trois stades distincts : œuf, larve et adulte.
Œufs : Ils sont blanc nacré, lisses et ovoïdes.
Larves : Elles sont semblables aux adultes, mais elles sont plus petites (2 mm) et de couleur grisâtre.
Adultes : Ils ont un corps allongé et aplati, brun rougeâtre et luisant. Ils mesurent environ 2 cm de longueur. Leur tête arbore deux longues antennes et leurs pièces buccales sont de type broyeur. Leur thorax porte six pattes grêles et deux paires d'ailes discrètes dont ils se servent rarement. Leur abdomen est muni de deux appendices en forme de pinces (cerques). Les cerques du mâle sont gros et très recourbés alors que ceux de la femelle sont plus fins et presque droits.
Les forficules se reproduisent par voie sexuée. Mâles et femelles s’accouplent principalement en juillet et en août.
À l’automne, lorsque les gelées nocturnes deviennent régulières, les adultes s’enfoncent dans le sol pour hiverner. La majorité des mâles meurent au cours de l’hiver, mais les femelles survivent jusqu'au mois de juin.
Entre la mi-novembre et la mi-décembre, chaque femelle pond environ 50 œufs dans un terrier creusé dans le sol. Elle prend soin de ses œufs jusqu’à leur éclosion (vers la mi-mai), puis s’occupe des jeunes larves pendant deux ou trois semaines, soit jusqu’à leur première mue. Vers la fin mai, les larves quittent le terrier, la nuit venue, en quête de nourriture. Elles y reviennent pendant le jour. Après une courte période, elles délaissent le terrier et partent à la recherche d’autres abris sombres qui leur serviront de refuge pendant la journée.
Les larves subissent quatre mues avant de devenir adultes. Au Québec, les premiers forficules adultes font généralement leur apparition en juillet et sont actifs jusqu’en octobre. Il y a une seule génération par année.
Conditions favorables : Les forficules s’installent et se multiplient dans les endroits humides et sombres, situés à proximité d’une source de nourriture. Ils sont attirés par les débris végétaux en décomposition.
Dépistage : Les forficules sont très actifs durant la nuit, mais il est aussi possible de les apercevoir tôt le matin ou au crépuscule. Durant le jour, il faut les chercher dans des recoins humides, à l’abri du soleil : sous les débris végétaux, dans les tiges creuses et les boutons floraux, à l’intérieur des fruits et des légumes mûrs, entre les fissures des fondations, des trottoirs ou des fenêtres, dans les pieds tubulaires des meubles de jardin, etc.
Mesures préventives : - Maintenir la vigueur des végétaux en les fertilisant adéquatement et en les arrosant en période de sécheresse. - Appliquer du paillis organique (compost, écales de sarrasin ou de cacao, etc.) dans les plates-bandes. Le paillis organique abrite des prédateurs naturels des forficules. - Éliminer les abris potentiels (amoncellements de bois ou de pierres, débris, etc.) - Nettoyer régulièrement les plantes des parties mortes ou sénescentes ; récolter les fruits et légumes avant qu’ils ne pourrissent.
Méthodes d'intervention :
Contrôle physique : - Disposer des pièges près des plantes attaquées. Relever les pièges le matin et noyer les insectes dans de l’eau savonneuse.
Exemples de pièges : journaux humidifiés, roulés et enduits de beurre d’arachide boîte de conserve contenant de l’huile de poisson ou de l’huile végétale pot à fleurs renversé, rempli de papier journal humide bouts de vieux tuyau d’arrosage, tiges de bambou
- Biner le sol à l’automne pour exposer les insectes aux prédateurs et aux intempéries.
Contrôle biologique : - Les forficules ont de nombreux prédateurs naturels (araignées, carabes, centipèdes, crapauds, oiseaux, etc.). Encourager leur présence en cultivant une grande diversité de plantes.
Contrôle chimique : En dernier recours, utiliser un pesticide à faible impact dont l’ingrédient actif est le savon insecticide ou le dioxyde de silicium (terre de diatomées). Lire attentivement l’étiquette du produit et suivre les recommandations du fabricant.
Pour en savoir plus, consulter La toile des insectes du Québec.
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